Haïti – Insécurité : Panique à Lascahobas en pleine session d’examens officiels

Une scène de chaos s’est déroulée ce jeudi 3 juillet dans la commune de Lascahobas, alors que les élèves de 9e année fondamentale participaient aux examens officiels. Des tirs nourris, attribués à des membres lourdement armés du gang Viv Ansanm, ont semé la panique dans plusieurs quartiers, interrompant brutalement les épreuves.

Selon des témoignages concordants recueillis par la presse locale, des hommes armés ont mené une incursion violente dans la ville en pleine matinée, déclenchant une vague de panique parmi les élèves, les enseignants et les surveillants présents dans les centres d’examen. Face aux détonations continues d’armes automatiques, les candidats ont fui précipitamment les salles, abandonnant leurs épreuves dans la confusion.

Les forces de l’ordre, largement sous-équipées et en effectif réduit, n’ont pu contenir l’attaque. Plusieurs maisons ont été incendiées et deux véhicules de la Brigade de Sécurité des Aires Protégées (BSAP) auraient été détruits. Aucun bilan humain officiel n’a encore été communiqué, et les autorités locales gardent le silence sur l’ampleur des dégâts.

Conséquence directe de cette nouvelle flambée de violence, un déplacement massif de familles a été signalé vers la localité de Lopawon, jugée plus sécurisée. Ce mouvement de population témoigne de la détérioration accélérée des conditions de vie dans la région, déjà frappée de plein fouet par l’insécurité croissante.

La commune de Lascahobas, voisine de Mirebalais, est de plus en plus fréquemment ciblée par le gang Viv Ansanm, qui étend son emprise sur plusieurs zones du Plateau Central. Le climat d’instabilité a paralysé les services publics, les écoles et les activités économiques, plongeant la population dans une précarité extrême.

Cette attaque survient alors que le pays peine à organiser les examens officiels dans un contexte sécuritaire fragile. Le Ministère de l’Éducation nationale n’a pas encore réagi officiellement ni annoncé une éventuelle reprogrammation des épreuves suspendues à Lascahobas.

Pour l’instant, la peur s’installe à Lascahobas et l’avenir immédiat des élèves reste incertain, les enseignants et l’ensemble des habitants, pris au piège d’un cycle de violence qui ne cesse de s’amplifier.

Judelor Louis Charles