Dans le domaine sécuritaire, un autre accord conclu avec une société enregistrée aux Émirats arabes unis suscite également des interrogations.Ce partenariat vise à fournir un appui stratégique et technologique à la Police nationale d’Haïti (PNH), notamment à travers l’utilisation de drones de surveillance et la création d’une unité opérationnelle conjointe.

Selon les informations évoquées par la Fondasyon Je Klere (FJKL), le coût annuel du dispositif atteindrait 52 millions de dollars.L’organisation affirme qu’environ 35,5 millions de dollars auraient déjà été versés entre avril et novembre 2025 dans le cadre de ce programme.

Le rapport mentionne également plusieurs décaissements figurant dans les comptes publics, notamment pour des dépenses liées au renseignement, à des acquisitions immobilières et à divers transferts financiers.

Pour les critiques du projet, l’efficacité de ce dispositif reste encore difficile à évaluer. Les objectifs annoncés notamment la réouverture de certains axes routiers stratégiques et la neutralisation de chefs de gangs n’auraient pas encore produit les résultats attendus.

Au-delà de ces résultats opérationnels, la FJKL soulève une question institutionnelle : celle de la capacité d’un gouvernement opérant dans un contexte politique fragile à conclure des accords engageant l’État sur plusieurs décennies.

L’organisation appelle les institutions de contrôle à enquêter sur ces contrats et recommande qu’un futur Parlement examine leur légalité et leur impact économique.

Alasopress