
Une manifestation contre l’insécurité a paralysé, lundi matin, la commune de Saint-Marc, dans le département de l’Artibonite, où commerces, écoles et transports ont été fortement perturbés.
À l’appel d’habitants de la localité de Jean-Denis, des dizaines de protestataires ont gagné les rues de la ville pour dénoncer les violences attribuées au gang armé « Gran Grif ». Ces derniers jours, plusieurs familles ont été contraintes de fuir leurs habitations après une série d’attaques dans la zone.
Dès l’aube, des barricades de pneus enflammés ont été dressées sur les principaux axes routiers. Des véhicules ont également été utilisés pour bloquer la circulation, rendant plusieurs quartiers inaccessibles.
Les manifestants réclament une intervention urgente des autorités pour démanteler les groupes armés actifs dans la région, notamment à Jean-Denis.La situation s’est tendue en milieu de matinée lors de l’intervention des forces de l’ordre. Selon des témoins, des tirs à balles réelles et des gaz lacrymogènes ont été utilisés pour disperser la foule.
Au moins une personne a été blessée par balle, selon un bilan provisoire. Deux manifestants ont été interpellés, d’après Michardson Fénélon, présenté comme l’un des organisateurs du mouvement.
Cette mobilisation intervient quelques jours après une attaque meurtrière attribuée au gang « Gran Grif », survenue dans la nuit du 30 avril au 1er mai à Jean-Denis. Au moins deux personnes ont été tuées et plusieurs habitations incendiées, provoquant le déplacement de nombreuses familles.
En dépit de la présence policière, la tension reste vive à Saint-Marc, où les habitants exigent des mesures concrètes pour rétablir la sécurité.
Judelor Louis Charles
