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Lutte contre le crime transnational : Le CPT presse la justice haïtienne à agir sur les sanctions internationales Le dossier des personnalités haïtiennes sanctionnées par la communauté internationale refait surface. Le président du Conseil présidentiel de transition (CPT), Fritz Alphonse Jean, a officiellement interpellé le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, pour lui demander d’adopter des mesures urgentes en vue de mobiliser les instances judiciaires compétentes sur cette affaire. Dans une correspondance adressée au chef du gouvernement, le président du CPT insiste sur la nécessité d’un engagement concret de la justice haïtienne dans la lutte contre le crime transnational. Il exhorte les autorités judiciaires à se saisir des dossiers des individus visés par des sanctions internationales et à produire un rapport détaillé sur leur traitement. Selon M. Jean, cette initiative s’inscrit dans le cadre des engagements pris par Haïti en matière de lutte contre la corruption, le blanchiment d’argent, les violations des droits humains, ainsi que contre le financement du terrorisme. Le président du CPT rappelle aux institutions judiciaires leur devoir de statuer sur ces dossiers afin de garantir la crédibilité et la coopération internationale du pays. Il convient de souligner que les personnes sanctionnées par la communauté internationale sont majoritairement des figures influentes de la vie publique haïtienne, incluant d’anciens parlementaires, ministres, chefs d’État, politiciens actifs et hommes d’affaires. Elles sont accusées de jouer un rôle central dans le financement de gangs armés, le trafic d’armes, de munitions, de drogues, ainsi que dans le blanchiment de capitaux. Par cette démarche, le CPT entend réaffirmer sa volonté de promouvoir la transparence, l’intégrité institutionnelle et le respect des obligations internationales auxquelles Haïti est tenue. L’appel lancé par Fritz Alphonse Jean marque un tournant dans la lutte contre l’impunité et la criminalité organisée, et constitue un test majeur pour le système judiciaire haïtien. Judelor Louis Charles

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Crise en Haïti : le BINUH tire enfin la sonnette d’alarme et met en garde contre les obstacles à la transition en cours Isabelle Salvador, cheffe du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH), a dressé un constat alarmant de la situation sécuritaire et politique en Haïti devant le Conseil de sécurité des Nations unies, ce lundi 21 avril 2025. Malgré certaines avancées politiques, elle a exprimé de vives inquiétudes quant à la dégradation de la sécurité, qui menace sérieusement la vie de la population et entrave le processus de transition démocratique en cours. Au début de son discours, Mme Salvador a salué les efforts persistants des autorités haïtiennes dans un climat particulièrement instable. Elle a souligné que le Conseil présidentiel de transition, dirigé par Fritz Jean, maintenait son objectif d’organiser des élections d’ici février 2026, conformément à l’accord politique établi un an auparavant. 《Des consultations ont été entamées sur la réforme constitutionnelle, tandis que le Conseil électoral provisoire poursuit les préparatifs logistiques avec l’appui du PNUD et de la Task Force des Nations unies》souligne-t-elle. Cependant, Isabelle Salvador a averti que la détérioration rapide de la situation sécuritaire compromet gravement l’organisation d’élections crédibles et inclusives. « Tant que l’ordre public ne sera pas rétabli, sortir du cycle des régimes transitoires et restaurer des institutions démocratiques restera un défi majeur », déclare-t-elle. Face à cette situation, Isabelle Salvador a plaidé pour une réorientation stratégique du mandat du BINUH, afin de mieux répondre aux réalités du terrain. Elle a insisté sur la nécessité de concentrer les ressources sur des priorités telles que le soutien au dialogue politique, la lutte contre la violence communautaire, la promotion des droits humains et le renforcement des institutions nationales. La cheffe du BINUH a également évoqué les initiatives en cours, notamment la mise en place de la Commission Nationale pour le Désarmement, le Démantèlement et la Réinsertion (CNDDR), ainsi que la préparation d’un projet de loi sur les armes. Elle a salué les récentes mesures des autorités haïtiennes, comme la création d’unités judiciaires spécialisées et la volonté de poursuivre les crimes financiers et ceux qui financent les groupes armés. Sur le plan humanitaire, qui ne cesse d’inquiété tout un chacun la population haïtienne, Mme Salvador ne cesse de s’interroger. Elle a dénoncé les conséquences dramatiques de la violence et l’épidémie du choléra sur la population haïtienne, soulignant la fermeture de nombreuses écoles et centres de santé à Port-au-Prince. Elle a lancé un appel urgent aux États membres pour financer le plan de réponse humanitaire 2025. À l’issue de son discours, Mme.Salvador a exhorté la communauté internationale à poursuivre son accompagnement en faveur du peuple haïtien pour éviter un effondrement total. Elle a insisté sur la nécessité de renforcer les forces de sécurité nationales, notamment à travers des unités spécialisées de la PNH et la fourniture d’équipements adéquats. Écrit par Judelor Louis Charles

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