Haïti-Insécurité: SOS Journalistes salue la libération du journaliste Roger Claudy Israel et appelle à la fin des enlèvements
Dans une note rendue publique ce lundi 21 avril, SOS Journalistes a exprimé son soulagement à l’annonce de la libération, le jeudi 17 avril, du journaliste et propriétaire de la station RC FM, Roger Claudy Israel, ainsi que de son frère Marco Israel. Les deux hommes avaient été enlevés et retenus en otage pendant près de deux semaines par des groupes de la coalition Viv Ansanm.
Cette libération est survenue à l’issue de démarches menées par SOS Journalistes auprès de figures influentes de cette alliance criminelle, notamment Jimmy Chérisier, alias Barbecue, Celui-ci serait intervenu auprès de Wilson Joseph, connu sous le surnom de “Lanmò San Jou”, chef du gang “400 Mawozo”, pour obtenir la libération des deux otages.
Roger Claudy et Marco Israel avaient été drôlement enlevés quelques jours après l’attaque coordonnée du 31 mars 2025, qui avait plongé la commune de Mirebalais dans le chaos. Des civils lourdement armés avaient semé la terreur, provoquant la fuite des autorités locales, les familles, la libération massive de détenus, ainsi que l’enlèvement de plusieurs civils.
Après plusieurs jours de sensibilisation menées par SOS Journalistes et une proche alliée de la famille, les deux frères ont finalement été relâchés et raccompagnés sains et saufs à leur domicile. Leur retour s’est effectué sous escorte d’hommes armés affiliés au gang 400 Mawozo, dirigé par Wilson Joseph, recherché activement par les autorités américaines.
SOS Journalistes et les proches de Roger Claudy Israel ont tenu à remercier l’Association Interaméricaine de Presse (IAPA), le Committee to Protect Journalists (CPJ) et Reporters Sans Frontières (RSF) pour leur soutien moral et leur plaidoirie en faveur de la libération du journaliste.
Tout en se réjouissant de cette issue favorable, SOS Journalistes a renouvelé son appel aux groupes armés haïtiens pour qu’ils renoncent une fois pour toutes aux pratiques d’enlèvement, qualifiées de criminelles, atroces et inhumaines, qui continuent de mettre en péril la vie des citoyens et decapitalisé plusieurs familles dans l’air métropolitaine de Port-au-Prince.