Lors d’un point de presse tendu à la Villa d’Accueil ce mardi 25 novembre 2025, le conseiller présidentiel Fritz Alphonse Jean (représentant de l’Accord de Montana au CPT) a formellement réfuté les allégations des autorités américaines le visant, tout en pointant du doigt des puissances étrangères et le gouvernement en place.

Dans ce point de presse, M. Jean a affirmé être la cible de menaces de sanctions, y compris contre sa famille, de la part d’un ambassadeur étranger. Pour étayer ses propos, il a présenté des captures d’écran de messages WhatsApp.

Selon l’ancien gouverneur de la banque centrale, ces menaces font suite à sa prise de position virulente contre le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, qu’il a qualifié d’incompétent, et à sa volonté de contribuer à son remplacement.« Pour avoir demandé des comptes au gouvernement en place, j’ai subi tantôt des menaces provenant de l’ambassade américaine et du Canada », a-t-il martelé.

Il est convaincu que sa critique de la gestion du pays par le chef de la Primature est la véritable raison pour laquelle Washington l’accuserait, à tort selon lui, de soutenir des gangs. Il y voit une bataille pour la dignité et la souveraineté d’Haïti.

Le conseiller présidentiel a par ailleurs dressé un bilan critique de la performance du gouvernement Fils-Aimé, notamment en matière de sécurité et de gestion financière :Sur le plan sécuritaire : Il déplore l’incapacité du gouvernement à donner des résultats escomptés en matière de lutte contre l’insécurité.

Fritz Alphonse Jean a également souligné la mauvaise gestion du budget de guerre. Il a révélé que moins de 30% du budget de guerre de 7,3 milliards de gourdes a été dépensé, sans résultat significatif, et sans qu’aucune explication claire ne soit fournie par le gouvernement.

En outre, M.Jean a mentionné les retards dans les décaissements pour les forces de l’ordre, l’augmentation des intérêts sur la dette externe, l’inaction du ministère de la Justice concernant les personnes sanctionnées, et le non-respect des ordres émis par le CPT.

Pour conclure son intervention, Fritz Jean réaffirme sa détermination à lutter contre ce qu’il qualifie de système mafieux et de mauvaise gestion, déclarant : « Si adresser le problème de la population devant le système mafieux, oser dire la vérité sur les mauvaise gestion du gouvernement en place, combattre les mafias impliqués dans la vente de drogue, trafic organe, armes et munitions seraient un crime, Je suis prêt à bataille sans relâche. ».

Alasopress