La Fondation Je Klere (FJKL) a vivement interpellé le parquet de Port-au-Prince, demandant des explications urgentes concernant le sort de plusieurs dossiers judiciaires sensibles impliquant l’ex-sénateur Nenel Cassy. L’organisation de défense des droits humains craint que ces dossiers, bien que transférés au parquet, n’aient été laissés sans suite, voire aient disparu des circuits légaux.

Dans une correspondance adressée au commissaire du gouvernement, la FJKL met en lumière ce qu’elle considère comme de graves irrégularités dans la gestion de ces affaires.

L’organisation cite en particulier deux cas majeurs dont l’état d’avancement préoccupe :L’assassinat de Jacques Pierre Matilus : Ce dossier est en attente de progrès depuis de longs mois au niveau du parquet.

 L’enrichissement illicite (Rapport ULCC) : Dans ce cas, selon la FJKL, le juge d’instruction aurait déjà transmis son réquisitoire final au parquet. Cependant, le commissaire du gouvernement en place n’aurait jamais retourné le document au magistrat instructeur, contrevenant ainsi aux procédures légales établies.

La FJKL rappelle également un précédent fâcheux dans l’affaire Nenel Cassy. Après une libération de l’ex-sénateur jugée illégale sous un ancien commissaire du gouvernement, l’actuel chef du parquet avait publiquement pris l’engagement de soumettre le dossier au cabinet d’instruction. Une promesse qui, selon l’organisation, est restée lettre morte à ce jour.

Face à ces blocages présumés et à la violation apparente des étapes judiciaires, la FJKL exhorte le commissaire du gouvernement à faire toute la lumière sur ces irrégularités et à prendre les mesures nécessaires pour garantir le respect du principe de reddition de comptes dans ces affaires d’intérêt public.

Judelor Louis Charles