
Bradley Lambert, président de Boku Global, a pressé la communauté internationale d’agir immédiatement pour Haïti lors du Sommet hémisphérique de l’Organisation des États américains (OEA) ce vendredi.
Face à une crise politique et sécuritaire qu’il juge existentielle pour l’État haïtien, Lambert a lancé un vibrant appel à la mobilisation pour éviter une catastrophe.
L’homme d’affaires et activiste a mis en garde contre la prolongation de l’impasse institutionnelle. Il a rappelé avec fermeté l’échéance du 7 février 2026, date à laquelle le Conseil présidentiel de Transition (CPT) doit impérativement quitter le pouvoir, conformément à l’accord du 3 avril. Cette date, selon lui, est cruciale pour le retour à la stabilité.
Pour Lambert, la période qui succédera au 7 février nécessite un cadre clair, transparent et largement accepté par les acteurs nationaux. Il a souligné que cela exige une implication internationale plus ferme et mieux coordonnée pour garantir une transition maîtrisée. Il a mis en garde contre un vide politique, dont les conséquences seraient potentiellement désastreuses.
En marge du sommet, Bradley Lambert a révélé, dans un communiqué de presse, avoir eu des rencontres stratégiques avec de hauts responsables du Département d’État américain ainsi qu’avec des membres du Sénat des États-Unis.Ces échanges s’inscrivent, d’après lui, dans une démarche visant à mobiliser un soutien diplomatique et sécuritaire accru en faveur de la cause haïtienne.
Alors qu’Haïti traverse l’une des périodes les plus difficiles de son histoire récente, l’intervention de Bradley Lambert se positionne comme un nouvel et puissant plaidoyer en faveur de la cohésion internationale et de la mise en œuvre de solutions concrètes pour un retour durable à l’ordre démocratique.
Par Judelor Louis Charles
