
Dans une déclaration rendue publique ce jeudi 19 février 2026, la Commission municipale a choisi de placer la lutte contre la spoliation des terres au cœur de son action, en appelant à une réponse collective et structurée face à la montée des occupations illégales.
Plutôt qu’un simple constat, le document officiel se veut un signal fort : la municipalité entend coordonner une riposte institutionnelle pour freiner un phénomène qui fragilise à la fois les propriétaires, les investisseurs et l’image de la commune.
Plusieurs quartiers sont concernés, dont la zone de Borde, régulièrement citée parmi les plus affectées par ces tentatives d’appropriation illicite.
La commission municipale mise sur une synergie d’acteurs. Les médias sont invités à intensifier la sensibilisation du public, la Chambre de commerce à défendre les intérêts économiques menacés, le Ministère de l’Environnement à soutenir la protection des espaces concernés, tandis que les autorités judiciaires notamment le Commissaire du gouvernement et le Doyen du tribunal sont appelées à engager des enquêtes et à enclencher des poursuites contre les contrevenants.
Au-delà de la dénonciation, les autorités affichent une volonté d’accompagnement des victimes. Les familles et propriétaires touchés sont encouragés à se rapprocher des instances compétentes avec les pièces justificatives nécessaires, afin de faciliter le traitement des dossiers. La municipalité promet un suivi rigoureux et l’application stricte des dispositions légales en matière de droit de propriété.
Dans un contexte d’inquiétude croissante parmi les riverains, cette sortie officielle marque un changement d’approche : la crise foncière n’est plus perçue comme une succession de cas isolés, mais comme un enjeu collectif nécessitant une action concertée pour restaurer l’ordre et la confiance à Jérémie.
Judelor Louis Charles
