Alors que la moitié de la population haïtienne est confrontée à une insécurité alimentaire critique, le département de l’Artibonite est le théâtre d’une nouvelle vague de violence alarmante. Des gangs armés ont récemment perpétré l’incendie de plusieurs plantations de riz dans la vallée, ciblant délibérément la principale source de subsistance de milliers de familles.

Les groupes armés, notamment ceux de Savien, ont inauguré un mode opératoire dévastateur en incendiant les rizières. Cette destruction des cultures a des conséquences directes et graves sur l’accès à la nourriture dans cette région, souvent surnommée le grenier d’Haïti.

Malgré la gravité de la situation, l’absence de la Police Nationale d’Haïti (PNH) et les autorités locales n’ont pas encore articulé de réponse proportionelle.

Certains observateurs de la region de l’Artibonite met en garde contre l’impact à long terme de cette inertie. Sans un soutien concret de l’État central, ces violences risquent d’affaiblir durablement l’économie locale et de précipiter le plus grand departement du pays dans une crise humanitaire majeure.

La Population Face à l’Incertitude
La violence des gangs ne fait pas que détruire les récoltes ; elle empêche les paysans de cultiver leurs terres en toute sécurité. Cette entrave aux travaux agricoles menace de provoquer une pénurie alimentaire significative, des déplacements de population, et une vulnérabilité accrue face aux gangs.

Face à cette situation, la population de l’Artibonite vit dans la peur et l’incertitude. Elle appelle de toute urgence à ce que les autorités rétablissent le contrôle sécuritaire et protègent les champs qui sont essentiels pour nourrir le pays.

Judelor Louis Charles